Samedi 9 Janvier:
Réunion annuelle des secrétaires et trésoriers des sections socialistes des Landes à Mugron
Mardi 12 Janvier:
Réunion du Bureau National à Paris
Mercredi 13 Janvier:
Réunion du bureau fédéral
Lundi 18 Janvier:
Réunion de la section de Mont de Marsan
Jeudi 21 Janvier:
Réunion publique à Luxey et à Sore
Samedi 23 Janvier:
Table ronde "Un an après Klaus, quel bilan ?" à Sabres
Mercredi 27 Janvier:
Réunion publique à Angresse
Jeudi 28 Janvier:
Réunion publique à Pomarez et à Amou
Samedi 30 Janvier:
Premier meeting de campagne à Bordeaux
Je profiterai du week end pour mettre en ligne l'intégralité de mon intervention au conseil
municipal et donner tous les chiffres. Contrairement à ce qui est écrit, je ne crois pas avoir esquivé le débat budgétaire mais au contraire avoir fait la démonstration que la ville était bien
gérée, la preuve, la majorité actuelle a voté l'ensemble des comptes administratifs 2007...
RENAUD LAGRAVE. --Après l'autopsie de la gestion locale par l'expert en finances, l'opposition sort de son chapeau
d'autres chiffres. Point de PowerPoint, mais des considérations très nationales?
L'opposition esquive en politisant les débats
| :A.F |
| :Jean-Pierre Dorian |
Le héros, hier soir, s'appelait Jean-Pierre Pinto. Un micro à la main, armé d'un PowerPoint
reflétant sur un mur blanc de la salle du Conseil municipal la pensée carrée du cinquième adjoint de Geneviève Darrieussecq, le très cartésien chargé des finances de la nouvelle équipe a déroulé
sa démonstration financière. Implacablement.
Passées les 13 premières délibérations, destinées à voter « la sincérité des comptes administratifs de l'exercice 2007 », Pinto s'est donc mué en Zorro. Pour la
nouvelle majorité, pas question de chipoter sur l'exercice passé : « nous n'assumons pas la responsabilité du budget 2007, nous votons ces comptes pour que notre action ne soit pas entravée par
la suite. » Le temps de donner la parole à Renaud Lagrave, qui s'empressait de préciser que lui et les sept élus d'opposition votaient ces comptes « politiquement, pour donner quitus de la bonne
gestion de l'équipe précédente » et madame le maire n'allait plus tarder à s'effacer, après avoir ouvert le débat d'orientations budgétaires occupant la suite du menu.
« Notre budget est contraint par la faute de charges incompressibles élevées et un manque d'autofinancement flagrant, démarrait-elle. Sans parler du chapitre
''mauvaises surprises'', au premier rang desquelles figurent les 106 000 euros de déficit du Comité des fêtes. Ou encore des projets mal ficelés, comme la plate-forme sociale, dont nous ne
remettons pas l'existence en cause, mais dont le budget de fonctionnement n'a même pas été prévu, alors qu'elle va très bientôt ouvrir ses portes? »
Didactique et méthodique. Un régal pour introduire le didactique et méthodique Pinto, qui n'avait plus qu'à décortiquer
le budget à venir, sans se priver de découper l'air de rien en rondelles les méthodes « d'avant », en s'aidant pour cela de ses précieux et parlants « camemberts » graphiques. « Une pression
fiscale supérieure de 18 % à la moyenne des villes françaises ; des charges incompressibles à hauteur de 60 % du budget, quand la Cour des comptes estime qu'entre 50 et 58 % une ville est en
danger ; une capacité d'autofinancement proche du néant, sachant qu'en 2007, pour 100 euros de travaux, 76 ont été réalisés grâce à l'emprunt. Une situation intenable? »
Une démonstration clinique et une précision de frappe chirurgicale, qui tirent d'abord quelques moues à l'opposition, avant d'entraîner une réaction plus politique
(nationale) que financière de Renaud Lagrave (lire ci-dessous).
Euphémisme. Juste de quoi titiller la fibre perfectionniste du pointilleux Pinto, qui venait d'annoncer des objectifs
raisonnables compte tenu de « ce qui est pour nous loin d'être une bonne gestion », en usant visiblement d'un sympathique euphémisme. 2,9 millions d'euros d'autofinancement, avec 200 000 euros
d'épargne nette à la clé et 5,1 millions d'investissements, dont 3,3 avec recours à l'emprunt, voilà la route tracée par quelqu'un qui ne cesse de répéter « qu'il compte d'abord ses recettes
avant d'envisager ses dépenses ». De là peut, selon lui, ressortir « toute la noblesse de notre mission politique. »
De quoi également tirer un sourire de satisfaction à Geneviève Darrieussecq, fière d'annoncer « qu'il n'y aura pas d'augmentation des taux d'imposition, quand
l'autre équipe avait budgeté 3 % en sus. Ce que nous disions n'était donc pas une accroche électoraliste. » Reste maintenant à voter un budget, pour tenir les autres promesses. Ce sera lundi
prochain. Avec encore Jean-Pierre Pinto en vedette ?
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