Vendredi 11 Décembre:
Conseil fédéral
Samedi 12 Décembre:
Séminaire de travail de la liste landaise pour les régionales
Convention nationale de ratification des listes aux Régionales
Lundi 14 Décembre:
Réunion du groupe "Ensemble pour Mont de Marsan"
Jeudi 17 Décembre:
Conseil Municipal de Mont de Marsan
Samedi 19 Décembre:
Inauguration du local de campagne à Bordeaux
Samedi 9 Janvier:
Réunion annuelle des secrétaires et trésoriers des sections socialistes des Landes à Mugron
Mardi 12 Janvier:
Réunion du Bureau National à Paris
Samedi 23 Janvier:
Table ronde "Un an après Klaus, quel bilan ?"
Samedi 30 Janvier:
Premier meeting de campagne à Bordeaux
Le maire de Mont-de-Marsan, 4e sur la liste MoDem, se retrouve « face » au chef de file de son opposition municipale, 5e sur la liste socialiste
Ce n'est pas un match dans le match qui se serait déplacé du « petit » terrain de jeu local à la grande surface européenne. Juste un joli clin d'oeil landais en direction de Bruxelles. Même
entrée discrètement dans la campagne (elle n'est pas la seule !), Geneviève Darrieussecq est bel et bien en 4e position (elle était en 8e position il y a cinq ans) sur la liste Grand Sud-Ouest du
Mouvement démocrate, menée par les deux têtes de gondole que le parti centriste voudrait voir élues le 7 juin : Robert Rochefort et Anne Laperouze, eurodéputée UDF sortante.
Renaud Lagrave bat lui le pavé européen depuis maintenant trois semaines, embarqué en 5e position sur une liste PS menée par Kader Arif et Françoise Castex et qui avait placé... quatre élus en 2004. En clair, les deux « belligérants » sont-ils là seulement pour faire le nombre, assurer la représentativité départementale et mener la campagne dans la peau de seconds couteaux de luxe ? Pour Madame le maire montois, tout est dans la nuance : « Il faut être réaliste, être élu en 4e position signifierait pour nous un score situé entre 30 et 40 %... L'objectif est au moins de conserver nos deux élus. Mais ce n'est pas un demi-engagement, je m'engage à fond pour défendre le projet d'une famille politique pour qui l'Europe a toujours été un sujet phare. »
Eurodéputé landais ?
Le premier secrétaire fédéral du PS imagine un autre scénario plausible. « En 2004, à 5 heures du matin, nous pensions encore avoir un cinquième élu et ça s'est finalement joué à 200 voix près. Même si l'objectif est de reconduire nos quatre élus, pourquoi pas viser plus haut et qui sait, avoir pour la première fois un député européen dans le département des Landes ? » Auquel cas le quotidien du conseiller municipal montois s'en trouverait légèrement bouleversé... « Mon cas personnel importe peu. Et je prépare toujours une élection dans la peau du perdant, il ne peut arriver que de bonnes choses ensuite. »
Bref, potentiellement beaucoup plus non éligibles que l'inverse, les deux adversaires du Moun se concentrent sur le 7 juin. Avec une petite pensée pour le camp d'en face. « Ah bon, elle est candidate ? Madame le maire de Mont-de-Marsan ferait donc de la politique ? J'en prends bonne note, elle qui n'a de cesse de traiter la politique politicienne - comme elle dit - par le mépris... Elle a voulu mettre un faux nez pendant plusieurs mois, mais elle n'a trompé personne : elle appartient bien à un parti et de la politique, elle en fait aussi. »
Une attaque tout ce qu'il y a de plus montoise que le terrain européen n'amortit que très peu. Même si l'élue MoDem fait mine de parer. « C'est simplement confondre l'action purement locale, où il s'agit d'abord de se mettre au service de la ville, et une action politique d'un tout autre genre. Est-ce que je pose la question de savoir si Renaud Lagrave a voté oui ou non pour le Traité européen, en 2005 ? » Euh, oui, elle la pose. Donc il répond. « J'étais resté en retrait, dans mon rôle de premier secrétaire qui "gardait la maison", pendant que mes camarades faisaient campagne pour le non. Mais j'assume, à titre personnel, j'avais voté non. »
C'est même sur cette base que le n° 5 socialiste embraye. « C'est bien le bilan de la droite européenne, à laquelle appartient le MoDem, qu'il s'agit de sanctionner. Et pour cela, nous menons la même campagne dans les Landes que celle que nous menons dans 27 pays. Le PS est le seul dans ce cas. »
D'accord, pas d'accord
C'est effectivement vrai. À la différence du MoDem, dont l'histoire est pourtant historiquement liée à l'Europe (surtout celle de son leader, François Bayrou), mais qui est entré moins vivement dans le combat. « Un bon mois de campagne, ça peut être très bien », sourit Geneviève Darrieussecq. Laquelle partage tout de même quelques points de vue avec le chef de son opposition municipale : « On dit que ce scrutin n'intéresse pas les Français. À nous de les intéresser. Notamment en leur rappelant tout ce que nous apporte l'Union européenne, ne serait-ce qu'en distribuant ses fonds. » Et Lagrave de renchérir. « C'est vrai, nous avons une responsabilité commune : on ne communique pas assez sur l'importance de l'Europe. Or, 70 % des lois qui passent à l'Assemblée sont issues de directives européennes. » Quoi, l'Europe pourrait donc les mettre d'accord, eux qui entonnent en choeur le couplet sur « le rempart que doit être l'Europe face à la crise » (Darrieussecq), « en présentant un plan de relance digne de ce nom » (Lagrave) ?
Non, n'exagérons rien. « Va-t-elle faire campagne avec ses amis de l'UMP ? » C'est la saillie de l'un. « Quand on regarde la composition des listes socialistes, on se rend vite compte qu'il y a beaucoup plus d'opportunisme national que d'engagement européen. » C'est la réponse de l'autre. Et avec ça, à quand la délibération sur la création d'une place de l'Europe au sein du Conseil municipal de Mont-de-Marsan ?
Auteur : JEAN-PIERRE DORIAN
j-p.dorian@sudouest.com
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