Lundi 23 Novembre:
Réunion du conseil fédéral des Landes à Tartas
Mardi 24 Novembre:
Conseil Municipal de Mont de Marsan
Lundi 30 Novembre:
Réunion publique à Mont de Marsan dans le cadre de la préparation des élections régionales
Mercredi 2 Décembre:
Réunion publique dans le cadre de la préparation des élections régionales à Saint Vincent de Tyrosse
Jeudi 3 Décembre:
Vote à la section de Mont de Marsan pour la liste socialiste aux Régionales
Samedi 5 Décembre:
Convention fédérale à Heugas de ratification du vote sur la liste aux Régionales
Mardi 8 Décembre:
Bureau national du PS à Paris
Samedi 12 Décembre:
Convention nationale de ratification des listes aux Régionales
Jeudi 17 Décembre:
Conseil Municipal de Mont de Marsan
Samedi 19 Décembre:
Inauguration du local de campagne à Bordeaux
Pour sa dernière réunion publique en Aquitaine avant dimanche, Kader Arif, tête de liste du PS dans la région Sud-Ouest, avait choisi Pau et François Hollande en « guest star ». Le député et président du Conseil général de la Corrèze est un invité qui tient toujours son rang dans ces occasions, pour éclairer le débat, détendre l'atmosphère et regonfler le moral des troupes. Dans son entourage, on avait d'ailleurs eu vent du sondage BVA réalisé pour la PQR (lire ci-dessus) et l'ambiance était ainsi remontée d'un cran. L'ancien premier secrétaire du PS, conscient que cette semaine pouvait être décisive, a encouragé les militants à voter et à faire campagne, même si celle-ci a été « exceptionnellement brève ».
Une famille « unie »
Pour lui, Kader Arif et l'équipe socialiste ont eu du mérite à sillonner la grande région « à faire du travail de contact ». Il ajoutait : « C'est maintenant que l'opinion se cristallise, cela peut encore bouger. On peut encore créer la surprise. » Alors que les socialistes divisés sentaient arriver la catastrophe annoncée, ils semblent se ressaisir, ce que saluait Martine Lignières-Cassou, députée maire de Pau, en exprimant « sa joie de voir la famille socialiste unie », une expression reprise par David Habib, député maire de Mourenx, qui reconnaissait que son refus de voter oui au référendum sur la Constitution européenne ne le faisait plus douter de son choix socialiste aux élections de dimanche. Partisans du oui comme Kader Arif, François Hollande, Alain Rousset, Marine Lignières-Cassou, zélateurs du non comme Henri Emmanuelli et David Habib n'avaient plus la moindre réticence à partager la même tribune et à réclamer ensemble l'application du programme du Parti socialiste européen. François Hollande en a résumé les quatre principaux points, dont il espère la mise en application dans les cinq ans : un plan de relance européen de 100 milliards d'euros, une directive pour réguler les mouvements financiers, une directive sur les services publics et les salaires minimums au niveau européen. C'est d'ailleurs pour cela, a-t-il répété avec insistance, que le seul vote utile, au niveau européen comme au niveau national, est le vote socialiste : « Le NPA ne sait pas avec qui il est, le Front de gauche non plus, le Modem, comme d'habitude ne sait pas où il est. » Seuls les Verts trouvent grâce à ses yeux, « parce qu'ils ont l'habitude de travailler avec le Parti socialiste ». Il n'a cessé cependant d'appeler au rassemblement de la gauche avec le PS, face à un pouvoir qui reste minoritaire avec moins de 40 % des suffrages escomptés.
Kader Arif terminera cette campagne à Colomiers, dans la banlieue toulousaine, avec Lionel Jospin, et à Perpignan : le choix d'une « campagne de proximité », a-t-il rappelé.
Auteur : Jean-Pierre Deroudille
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