Lundi 23 Novembre:
Réunion du conseil fédéral des Landes à Tartas
Mardi 24 Novembre:
Conseil Municipal de Mont de Marsan
Lundi 30 Novembre:
Réunion publique à Mont de Marsan dans le cadre de la préparation des élections régionales
Mercredi 2 Décembre:
Réunion publique dans le cadre de la préparation des élections régionales à Saint Vincent de Tyrosse
Jeudi 3 Décembre:
Vote à la section de Mont de Marsan pour la liste socialiste aux Régionales
Samedi 5 Décembre:
Convention fédérale à Heugas de ratification du vote sur la liste aux Régionales
Mardi 8 Décembre:
Bureau national du PS à Paris
Samedi 12 Décembre:
Convention nationale de ratification des listes aux Régionales
Jeudi 17 Décembre:
Conseil Municipal de Mont de Marsan
Samedi 19 Décembre:
Inauguration du local de campagne à Bordeaux
CONSEIL MUNICIPAL. Malgré une belle unanimité autour des projets d'aménagement (et même sur un
voeu de l'opposition !), le débat a dérapé dès qu'il a été question de budget
Tout avait pourtant si bien commencé. Il faisait bon, il faisait chaud, on sentait quasiment le sable chaud. Pour ce premier Conseil municipal de l'été, le « ça sent les vacances » lancé en préambule par Geneviève Darrieussecq, en même temps qu'étaient décomptés les dix élus absents hier soir, résumait bien l'ambiance.
Elle était même tellement décontractée qu'après les félicitations d'usage pour Sophie Avant, une nouvelle fois sacrée ce week-end championne de France handisport de tir à l'arc, une première délibération sur table était votée en cinq minutes : pensez donc, la future liaison entre rocade nord-est de Mont-de-Marsan et le diffuseur du Caloy de l'A 65, ça ne risquait pas de traîner.
Plus surprenant, c'est un voeu à l'initiative de... l'opposition qui allait être adopté à l'unanimité en suivant, bien que le texte initial de Renaud Lagrave ait été légèrement amendé. Le texte en question, déjà adopté par d'autres collectivités (de gauche) de la région Aquitaine étant nettement à charge, à l'endroit de Michèle Alliot-Marie (nouvellement promue ministre d'État dans la journée !), portait bien évidemment sur la défense de la ligne LGV Grand Sud-Ouest. Celle-là même que MAM avait « menacé » au travers de sa sortie pour la défense du Pays basque. Amendé donc, compte tenu des promesses faites entre-temps par le Premier ministre François Fillon, mais ratifié par le Conseil municipal montois. « C'est une très bonne initiative. Et ce que j'appelle un travail d'équipe. » Oui, oui, c'est bien Mme le maire Modem Geneviève Darrieussecq qui s'adresse ainsi à Renaud Lagrave, premier fédéral du Parti socialiste et leader de son opposition.
Après cela, autant dire que les cruciales délibérations à venir pouvaient passer comme lettres à la poste. Et pas des moindres : accord sur l'ambitieux projet d'aménagement de l'entrée ouest de la ville, du carrefour d'Indochine au rond-point du Sablar, en passant par l'esplanade des arènes (en trois séquences), avec cerise sur ce joli gâteau apprécié par tous. Alain Baché, l'élu communiste, qui en rajoute une louche quand Geneviève Darrieussecq met le seul point épineux sur la table. « Le Conseil général nous a déjà délégué la maîtrise d'ouvrage, il nous reste à convaincre l'agglomération d'en faire autant. Ce n'est pas gagné, mais les négociations continuent... » Et Baché « d'appuyer », selon son propre terme : « On peut même voter pour ça ! » Avec copie au Conseil municipal de Saint-Pierre-du-Mont ?
Et pourquoi pas la ola ?
Dans l'euphorie, toutes les bonnes nouvelles en provenance du projet Anru, de la rénovation du quartier du Peyrouat et sur la réalisation de la future voie nord (de la route de Sabres à la route de Canenx, en passant au sud de la BA 118) auraient presque été saluées par une ola.
Il faut dire qu'avec une enveloppe de 500 000 euros supplémentaires en provenance du plan de relance, pas grand monde ne pouvait tiquer. L'opposition était même toute retournée de voir que son souhait d'intégrer la Régie municipale de tourisme allait être exaucé, et même doublement...
Seulement voilà, l'Entente cordiale entre Britanniques et Français n'est pas passée pour rien à la postérité : c'est qu'elle n'a pas duré. Et quand vient l'heure du budget, on en revient plutôt à la Guerre de Cent ans. La moindre décision modificative voit les bras de l'opposition se lever, sans justification spécifique. Comme quand est votée l'augmentation de la participation aux frais de fonctionnement de l'école privée Notre-Dame, de 612 à 614 euros par élève. « Imposée par la loi » pour les uns (Darrieussecq), « choix politique absolument pas obligé » pour les autres (Lagrave), la concorde a fini de régner.
Elle s'était en fait évaporée quelques minutes plus tôt, quand Jean-Pierre Pinto et Renaud Lagrave s'étaient offert une passe d'armes (hors ordre du jour) sur le thème « les subventions aux associations ont-elles ou non augmenté cette année ? »
Devinez quoi ? L'un les juge en baisse, l'autre en hausse (de 1,5 %, soit le coût de l'inflation). Allez, on vous laisse deviner qui. Et avant la rentrée, n'oubliez pas de réviser la (courte) période de l'Entente cordiale.
Auteur : jean-pierre Dorian
j-p.dorian@sudouest.com
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