

Une soirée de discussion a eu lieu dans la salle des fêtes à l'occasion du 70e anniversaire du Front populaire
La mémoire des luttes sociales landaises
A l'initiative de la section locale du Parti socialiste, la discussion ouverte à tous autour de l'histoire des luttes sociales dans les Landes a attiré récemment une centaine de personnes à la salle des fêtes de Labrit. Alain Vidalies, député, Jean-François Moulian, journaliste associé à la réalisation du supplément « Sud Ouest » « Un été 1936 » et Francis Dupuy, maître de conférence à l'Université de Poitiers, ont confronté leurs connaissances.Le pin et la résine. Plus qu'en 1936, les Landes ont connu de gros mouvements en 1930 aux Forges de l'Adour et en 1934 avec les gemmeurs. L'économie de l'époque reposait sur le pin et la résine. Comme le précise Jean-François Moulian, « il n'y avait pas de classe ouvrière constituée sauf aux Forges de l'Adour avec la venue d'ouvriers extérieurs imprégnés de culture syndicale ». Mais de l'avis de Francis Dupuy, « aucun lien organique n'existait » entre gemmeurs et forgerons. Ce qui n'étonne guère Alain Vidalies, puisque « les gemmeurs se battaient pour avoir la même situation de salarié que les ouvriers qui eux luttaient contre cette même situation ». De surcroît, les principaux acquis du Front populaire portent sur les lois salariales dont les métayers ne pouvaient profiter. Mais le lien très fort avec le mouvement social entretenu par les radicaux puis les socialistes a contribué à remodeler le paysage politique landais. La percée des socialistes. Personnage emblématique de ces années 30, Charles Lamarque-Cando portera le combat social (vote du statut du métayage en 1946) et ouvrira la voie à la SFIO (Section française de l'Internationale ouvrière) en devenant en février 1936 le premier conseiller général socialiste élu (canton de Sabres). Peu à peu, les socialistes remplaceront les radicaux, « gens très fréquentables », dira Alain Vidalies mais qui perdront beaucoup suite à la disparition de Léo Bouyssou. Ironie de l'histoire, les gemmeurs obtiendront le statut de salarié en 1960, lorsque plus personne ne pourra en profiter. Cinq ans plus tard, s'éteindront les haut-fourneaux des Forges de l'Adour au terme d'un ultime combat social. A consulter pour de plus amples renseignements, le site internet : www.histoiresocialedeslandes.org
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